L'eau pour tous, tous pour l'eau !

Nous souhaitons maintenant donner un coup de chapeau à ces femmes et à ces hommes qui s'investissent bénévolement pour protéger et améliorer la qualité de l'eau. Tout en possédant la sensibilité environnementale nécessaire pour respecter les bandes riveraines ou pour consacrer temps et argent à sa revégétalisation, ces personnes sont aussi souvent les premières qui prônent l'application de bonnes pratiques lorsqu'il s'agit de gestion des barrages de castors et d'ensemencement de poissons ou pour faire la promotion d'une cohabitation harmonieuse en matière de navigation ou d'un meilleur contrôle des espèces exotiques envahissantes, et j'en passe...

 

Saluons cette année la création d'une nouvelle association de lac, celle du lac Croche à Saint-Didace, dont la première assemblée générale s'est tenue au mois de juin, et qui compte parmi ses membres non seulement les riverains du lac, mais aussi les autres propriétaires du bassin versant du lac.

 

On doit aussi reconnaitre les coûts financiers et le temps que nécessite une participation au Réseau de suivi volontaire des lacs (RSVL) mis en place par le MDDELCC. Les riverains d'une quinzaine de lacs de notre territoire font annuellement ce bilan de l'état de santé de leur lac par l'entremise du RSVL et on ne peut évidemment passer sous silence la hausse des frais de participation à ce programme depuis cette année.  Pourtant, sans ce suivi, notre organisme ne serait pas en mesure d'évaluer la qualité de l'eau des lacs de notre territoire.

 

Mon lac, j'y tiens !

 

Lorsque l'on parle d'engagement, citer en exemple le Comité des citoyens du lac Mandeville est un incontournable.  Depuis plus de dix ans, les membres de ce Comité sont mobilisés afin de redonner une santé à ce lac au prise avec les algues bleu-vert. Il n'y a pas si longtemps, il n'était pas rare d'entendre que ce lac était, pour ainsi dire, irrécupérable. Et pourtant, la baignade a repris au cours des deux derniers étés. Pourquoi ? Bien sûr, la fin de l'épandage de lisier dans des champs limitrophes au lac y est pour quelque chose. Mais, ce qu'il faut d'abord retenir, c'est la persévérance des membres du Comité qui ont fait valoir sur toutes les tribunes leur volonté de redonner à leur lac une eau de qualité acceptable, de même que la réalisation de gestes individuels significatifs et concrets année après année. Ce n'est pas pour rien qu'aujourd'hui, on constate facilement la très grande qualité des bandes riveraines. Mais le lac Mandeville n'est pas encore guéri et les membres du Comité poursuivent leur travail.

 

Pour un organisme de bassin versant, les projets sont souvent des initiatives à l'échelle locale telles que c'est actuellement le cas pour le projet de protection de la tortue des bois le long de la rivière Mastigouche. C'est pas moins de 200 propriétaires de Mandeville qui sont concernés et qui seront invités à adopter des mesures de protection volontaire. Dans le cadre de l'élaboration du plan de gestion multiressources de la forêt du bassin versant de la rivièere Blanche, une vingtaine de propriétaires de boisés privés de Saint-Didace et à Mandeville ont participé en nous permettant l'accèes à leurs terres.

 

Que ce soit par l'entremise d'une association de lac ou de façon autonome, nous sommes heureux de rendre hommage à ces personnes qui ont compris que chaque individu fait partie de la solution.

 

Michel Lambert, directeur

 

Présentation des enjeux du PDE aux comités aviseurs

Source : AGIR Maskinongé

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