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RENOUV'EAU

Le bulletin de l'Association de la gestion intégrée de la rivière Maskinongé

Numéro 23                 Volume 2                    Juillet 2022

Édito 

Jean-Claude Charpentier, président

Les travaux de la Maison de la rivière Maskinongé qui abritera nos futurs locaux ont maintenant démarré. Ce bâtiment, situé dans le village de Saint-Didace en bordure de la rivière Maskinongé, comprendra nos futurs locaux à l’étage, une salle communautaire permettant de réaliser nos ateliers et nos rencontres, un centre d’interprétation sur l’eau et un accueil touristique. À l’extérieur, un débarcadère sera aménagé pour les canots et les kayaks. Une location de vélos électriques complètera les aménagements. Nous sommes fiers que la municipalité de Saint-Didace nous ait sollicités pour ce beau projet.
Le réseau des organismes de bassins versants a travaillé de manière importante avec le ROBVQ pour la reconnaissance du rôle des OBV sur leurs territoires respectifs. En particulier, un mémoire a été déposé concernant l’article 11 du projet de loi 102. Celui-ci venait modifier la définition des mandats des organismes de bassins versants. Grâce à l’intervention du ROBVQ, la mobilisation des acteurs de l’eau vers le passage à l’action est officiellement reconnue dans la loi. Auparavant, les organismes de bassins versants étaient responsables de la planification de la gestion intégrée de l’eau par bassin versant et du suivi de la mise en œuvre des actions. Le rôle essentiel que nous jouons pour élaborer des projets avec les acteurs de l’eau de notre territoire en vue de faciliter des actions qu’ils ne peuvent pas réaliser par manque de ressources, ne faisait donc pas officiellement partie de nos mandats et ne pouvait donc pas être financé.
Pour donner suite à la tenue de notre assemblée générale annuelle, je tiens à remercier nos administrateurs pour leur implication dans notre organisme ainsi que les membres de notre personnel et tous nos bénévoles. Je veux également remercier Jean-Claude Robert qui a mis fin à son mandat d’administrateur et secrétaire de notre organisme après quatre années de dévouement. Je félicite Christian Girouard, administrateur de longue date d’AGIR Maskinongé, qui le remplacera à son poste au comité exécutif. C’est grâce à cette belle mobilisation que nous réussissons à faire avancer la cause de l’eau.

Delphine Deléglise, directrice

Le thème du mois de l’eau de cette année est « Les lacs ». C’est une thématique représentative de nos activités des mois à venir puisque nous entamons l’été en collaboration avec les acteurs de l’eau de notre territoire pour la protection des lacs.
Notre équipe est actuellement sur le terrain pour caractériser les rives des lacs et des principales rivières de Saint-Damien, en collaboration avec la Corporation d’Aménagement de la rivière l’Assomption (CARA). Ce projet permettra de réaliser un état des lieux de la qualité des rives dans la municipalité et de sensibiliser la population à l’importance d’un aménagement adéquat des rives des lacs pour la qualité de l’eau.
Une étude sur la capacité portante du lac Maskinongé est également en cours. L’analyse des données sur les vignettes vendues au cours de la saison, combinée à une prise d’images par drone de l’ensemble du lac, permettront d’établir le bilan de la fréquentation par les embarcations pour le Comité du lac Maskinongé, composé des municipalités de Saint-Gabriel-de-Brandon, Ville Saint-Gabriel et Mandeville.
Nous sommes heureux d’avoir pu présenter aux citoyens le 7 juin dernier les résultats de la caractérisation des rives du lac Maskinongé, dans le cadre d’une soirée organisée par Saint-Gabriel, une collectivité. Nous espérons que cette rencontre permettra d’amorcer des partenariats et des projets qui amèneront une amélioration de la qualité des rives autour du lac.
Enfin, nous démarrons un projet destiné à promouvoir les pratiques agroenvironnementales et les implanter dans les environs du lac Mandeville. Plusieurs entreprises agricoles ont déjà témoigné leur intérêt.
Je vous souhaite un bel été. Profitez de vos lacs, et surtout, prenez-en soin.

À la une

Mois de l'eau 2022

MOE

Connaissez-vous la Loi affirmant le caractère collectif des ressources en eau et favorisant une meilleure gouvernance de l’eau et des milieux associés. Grâce à cette loi, le Québec a proclamé le mois de juin « Mois de l’eau » afin de sensibiliser et d’éduquer la population sur l’eau et ses enjeux.

Que savez-vous de l’eau ?

L’eau est une ressource essentielle ?    
L’eau est un bien commun ?
L’eau se renouvelle en permanence ?

L’eau douce que nous utilisons provient de la surface (rivières, lacs, fleuves) ou du souterrain (nappes phréatiques). « L’eau douce représente moins de 2,5 % de la totalité de l’eau sur terre, dont moins de 1 % est sous forme liquide et peut donc être utilisée par l’homme.

97,5 % : l’eau salée contenue dans les océans 

2,5 % : l’eau douce contenue dans les lacs, rivières, glaciers, nappes phréatiques, etc.

69 % de l’eau douce est stockée sous forme de glace ou de neige ;

30 % de l’eau douce est stockée dans les aquifères ;

1 % de l’eau douce est stockée sous forme d’eau de surface liquide dans les cours d’eau, les rivières, les fleuves, les lacs, etc. 

(C.I.E.A.U)

Où trouve-t-on de l’eau douce ?

Dans le cadre du Mois de l’eau, nous sommes plusieurs à promouvoir des activités visant à faire connaître les enjeux et à encourager les bonnes pratiques de gestion de l’eau auprès de la population. Cette année, le thème du mois de juin est dédié aux lacs ! Excellent choix, car « le Québec est privilégié par l’abondance de ses ressources en eau, puisqu’il détient 3 % des réserves d’eau douce mondiales. » (moisdeleau.org)

Cette initiative est prévue dans le Plan d'action 2018-2023 de la Stratégie québécoise de l'eau, qui déploie des mesures concrètes pour protéger, utiliser et gérer l'eau et les milieux aquatiques de façon responsable, intégrée et durable.

Nos activités 2022 dans le cadre du mois de l'eau

Concours photos

Nous sommes fiers de lancer la 4e édition du concours photos « Lentille d’eau » 2022 ayant pour thème la biodiversité autour des lacs. Participez et courrez la chance d’exposer vos photos sur nos réseaux sociaux et au Centre sportif de Saint-Gabriel ! Les gagnants se mériteront un panier cadeau issu des produits de notre territoire.

3 prix à gagner !

Prix du public : ouvert à tous    

Prix Jeunesse : moins de 18 ans        

      

Prix du Grand Jury : 18 ans et plus

Boite cadeau
Boite cadeau
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Célébrons la biodiversité autour des lacs… Que ce soit un lac en forêt ou le lac Saint Pierre, que ce soit une grenouille ou même une simple fleur au bord de l’eau, célébrons les magnifiques réservoirs de biodiversité que sont les lacs. L’objectif étant de mettre en valeur les paysages de notre territoire.

Envoyez-nous une photo :

https://www.agirmaskinonge.com/concours-photo

Le saviez-vous ?

Le lac Saint-Pierre constitue la plus vaste plaine inondable en eaux douces du Québec ! Les chenaux, les fosses et les milieux humides variés du lac Saint-Pierre et de son archipel présentent une grande variété d’habitats qui supportent une diversité floristique et faunique exceptionnelle, notamment :

  • Une des plus grandes héronnières connues en Amérique du Nord

  • 288 espèces d'oiseaux observées dont 116 considérées comme nicheuses

  • 79 espèces de poissons

  • 27 espèces de plantes rares

« Désigné comme réserve mondiale de la biosphère par l’UNESCO et comme zone humide d’importance internationale selon la convention de Ramsar, ce plan d’eau est d’une importance majeure pour les Québécois, tant pour sa riche biodiversité que pour les usages et les activités qu’il soutient. » (MELCC, 2022)

Barils récupérateurs d'eau de pluie et trousses d’économie d’eau

Sachez que nous encourageons les habitudes de vie saine en matière d'économie d'eau ! Les canicules et la diminution du niveau de l’eau dans nos lacs et rivières arriveront bientôt en juillet-août. Avez-vous pensé à des méthodes efficaces et intelligentes pour utiliser votre eau ?

« Le récupérateur d’eau peut capter jusqu’à 80 à 90 % de l’eau qui tombe sur le toit. En cas de gros orage, il peut aussi faire office de rétenteur d’eau pour limiter les inondations. » (Gammvert -conseils-de-jardinage)

 

Les barils de récupération d'eau de pluie sont de retour au prix concurrentiel de 80 $ + taxes et les trousses d'économie d'eau à 6 $ + taxes (robinetterie). 

Passez votre commande sur notre site web : www.agirmaskinonge.com/commande-en-ligne

Vente de végétaux

Dans le but de de susciter le passage à l’action des gens à l’égard des bandes riveraines, AGIR Maskinongé a entrepris une vente de végétaux pour les riverains désireux d’aménager leur bord de l’eau. C’est plus de 700 végétaux plantés sur les rives du bassin versant de la rivière Maskinongé en cette saison estivale 2022. Merci à toutes les associations participantes et à tous les riverains, car des rives végétalisées deviennent des abris et des sites d’alimentation pour la petite faune. Lorsque la saison froide prendra fin, plusieurs grenouilles prendrons refuge parmi les plantes riveraines. 

N’oubliez pas que la rive est un aménagement paysager, elle fait partie de notre paysage. Aménager les bandes riveraines, c’est comme aménager une plate-bande, mais avec des défis différents. Il existe différentes textures de feuilles et de couleurs. Il faut simplement savoir bien les agencer comme sa garde-robe afin d’avoir une bande riveraine tout en beauté !
 

Petit rappel...

Chaque riverain se doit de respecter le 10 m ou le 15 m de bande riveraine. Consultez vos municipalités afin de connaître la règlementation exacte concernant les bandes riveraines, l’accès à l’eau et la navigation sur votre plan d’eau.  

Ateliers pratiques - technique de bouturage

Inspiré de nos conférences éducatives données dans les écoles et de notions d’horticulture, nous rassemblons les riverains en collaboration avec les associations de lac.

 

Notre comité aviseur de la rivière Matambin et l’Association du Lac Thomas ont eu l’idée d’organiser un atelier de bouturage de myrique baumier dans le cadre du mois de l'eau. Plusieurs animations étaient prévues : la vie d'un lac et ses milieux humides, les bienfaits de la bande riveraine, l'écologie du myrique baumier, les techniques de bouturage.

 

Grâce à ces ateliers, les participants ont pu faire leur propre bouture à planter chez eux. C’est une manière économique et facile d’encourager la plantation des bandes riveraines de nos plans d’eau. 

Association du lac Thomas

Géocaches

Dans les jours à venir, nous installerons des géocaches sur l’ensemble du territoire de la rivière Maskinongé. Ne ratez pas l’occasion de vous promener dans notre région. Les géocaches seront disposées un peu partout sur des sentiers près des lacs. Cette activité se veut une façon ludique et agréable de sensibiliser les gens sur l’importance de nos paysages et de développer un sentiment d’appartenance à nos grands espaces verts. 

Comment participer ?

Il vous suffit de télécharger l’application sur votre téléphone sous le nom de géocaching. Inscrivez-vous ! C’est un jeu qui permet de découvrir de nouveaux endroits, de passer le temps lorsque vous attendez quelque part ou de vous amuser gratuitement.

Continuez de nous suivre sur les réseaux sociaux !

#StratQcEau #Moisdeleau #QcFierPartenaire

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Coups de coeur

RSDA

Rives en santé à Saint-Damien

Riverains de Saint-Damien, vous allez peut-être nous croiser sur votre terrain cet été !

Que faisons-nous ? Nous évaluons la santé de la rive pour ensuite vous accompagner dans la renaturalisation de celle-ci.


Dans le cadre de l’adoption du règlement numéro 640 concernant la renaturalisation des rives dégradées, la Municipalité de Saint-Damien a mandaté l’Association de la gestion intégrée de la rivière Maskinongé (AGIR Maskinongé) afin d’effectuer la caractérisation des rives de 13 plans d’eau sur son territoire. Cette démarche, en collaboration avec la Corporation de l'Aménagement de la Rivière l'Assomption (CARA), permettra à la municipalité d’obtenir un meilleur portrait de ses rives, pour ensuite effectuer un suivi de l’évolution de la situation au courant des années à venir. Les données recueillies seront compilées cet hiver. La Municipalité communiquera au printemps 2023 avec chaque riverain afin de leur transmettre la cote associée à sa bande riveraine.


Si vous croisez des représentants d’AGIR Maskinongé ou de la CARA sur votre terrain, il nous fera un plaisir de répondre à vos questions. 

Qu’est-ce qu’une bande riveraine ?

La bande riveraine est une lisière végétale naturelle et permanente qui longe un cours d’eau ou qui entoure un lac. Elle est composée d’un mélange de plantes herbacées, d’arbustes et d’arbres. La bande riveraine commence à partir de la ligne naturelle des hautes eaux, c’est-à-dire l’endroit où les eaux montent au printemps, et ce, de façon régulière.

À chacun son rôle
Il est important d’avoir un mélange de plantes herbacées, d’arbustes et d’arbres dans sa bande riveraine étant donné les rôles de chacun :

  • Les plantes herbacées offrent une couverture rapide du sol au printemps

  • Les arbustes permettent de stabiliser la rive et de filtrer les polluants

  • Les arbres permettent également de stabiliser la rive et créent de l’ombre au niveau du littoral

La bande riveraine protège nos berges et notre lac !

Lutte contre l’érosion

Les plantes stabilisent le sol et protègent les berges des grands vents ainsi que de l’effet des vagues

 

Régulatrice du cycle de l’eau

La végétation sert d’éponge en absorbant l’eau lors des précipitations et libère l’eau emmagasinée par la transpiration. La bande riveraine diminue donc l’ampleur des inondations et des sécheresses.

Barrière à la pollution

Elle filtre les polluants et absorbe les éléments nutritifs

 

Refuge pour la faune

Elle crée des habitats qui fournissent abris et nourriture

 

Gardienne de la fraîcheur de l’eau

Son ombre limite la prolifération de cyanobactéries et protège les organismes sensibles au réchauffement de l’eau

La règlementation

La rive équivaut à une bande de 10 à 15 mètres (15 mètres si la pente est supérieure à 30 %) de largeur à partir de la ligne des hautes eaux. 

Les activités permises sur les rives et dans le littoral sont restreintes. Notamment, il est interdit de tondre la végétation jusqu’au lac et d’aménager ou de maintenir artificiellement des plages de sable en arrachant la végétation.

 

Vous devez impérativement consulter votre municipalité avant d'entreprendre tout travaux ou aménagement dans cette partie de votre terrain. Certaines municipalités ont également un règlement qui oblige les riverains à revégétaliser leur rive. La méthode la plus simple pour aménager une bande riveraine est de laisser aller la nature ! 

Des rives en santé, c’est un lac en santé !

Un grand merci à nos partenaires :

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AgroMandeville

Démarrage d’un projet en agroenvironnement dans les environs du lac Mandeville 

Opportunité de financement pour les entreprises agricoles exploitant des terres dans les environs du lac Mandeville
 

Le 8 juin dernier, AGIR Maskinongé a organisé une rencontre d’information sous forme de 5 à 7 au Pub chez Leduc à Mandeville afin de rencontrer les propriétaires d’entreprises agricoles exploitant des terres dans les environs du lac Mandeville. L’objectif était de cibler les besoins et le soutien professionnel, technique et financier nécessaire pour mettre en place des actions en agroenvironnement au sein des entreprises agricoles.


Selon les informations actuellement recueillies, il y aurait 14 exploitations agricoles sur le territoire ciblé. Trois d’entre elles étaient présentes au 5 à 7 et six autres ont mentionné leur intérêt. Nous les rencontrerons au courant des prochaines semaines. Les entreprises restantes seront approchées au cours des mois suivants. Lors de la rencontre, AGIR Maskinongé a présenté les différents financements disponibles pour l’essai ou la mise en place de pratiques agroenvironnementales. 


« Je suis très satisfaite de cette première rencontre. En discutant avec les producteurs agricoles présents, nous avons déjà ciblé des aménagements à mettre en place sur leur entreprise en vue d’améliorer la santé et la conservation des sols ainsi que la biodiversité », dit Amélie St-Yves, coordonnatrice de projets chez AGIR Maskinongé. 

AGIR Maskinongé a reçu un financement de 63 000 $ sur 3 ans du programme Prime-Vert du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ) dans le cadre du Plan d’agriculture durable pour coordonner un projet en agroenvironnement dans les environs du lac Mandeville. L’objectif se veut d’accompagner et de soutenir les productrices et producteurs agricoles qui désirent adopter des pratiques agroenvironnementales qui diminuent l’impact des pratiques agricoles sur la qualité de l’environnement. Considérant que les pratiques se sont déjà améliorées sur ce territoire dans les dernières décennies, ce projet vise à renforcer l’adoption de bonnes pratiques. 


Autres partenaires : UPA Lanaudière, Services AgriXpert coopérative de solidarité, MRC de D’Autray, municipalité de Mandeville, municipalité de Saint-Didace.


Ce projet a été financé par le MAPAQ dans le cadre du programme Prime-Vert.

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La gestion des éléments traces dans l’alimentation animale 

LV QC

Dans le cadre du projet 2020–2023 « Laboratoire vivant dans trois bassins versants du lac Saint-Pierre », des articles sont diffusés régulièrement sur des bonnes pratiques agricoles. Celui-ci porte sur l’importance d’une bonne gestion de l’alimentation animale, du fumier et du lisier pour réduire la présence d’éléments traces dans les sols et les cours d’eau.


Projet laboratoire vivant -Québec
Conscients de l’importance de favoriser une plus grande cohabitation agriculture-faune dans la région du lac Saint-Pierre, l’Union des producteurs agricoles (UPA), Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) et leurs partenaires ont mis en œuvre un projet visant, notamment, l’amélioration de la qualité de l’eau des cours d’eau qui se jettent dans le lac Saint-Pierre. Celui-ci s’appuie sur une approche innovante appelée laboratoire vivant. Les agriculteurs sont au cœur de l’action et collaborent avec les chercheurs(es) du début à la fin. L’implantation de pratiques agricoles permettant l’amélioration de la qualité de l’eau, de la biodiversité et de la gestion des terres est discutée et réfléchie au cours d’ateliers où chacun apporte son savoir- faire et son expertise. Les différents partenaires du projet espèrent que ce travail collaboratif permettra d’accélérer l’adoption des pratiques agricoles et d’améliorer ainsi la qualité de l’eau qui arrive au lac.

 

Pourquoi bien gérer les apports d’éléments traces dans l’alimentation animale?
Les éléments traces, comme le cobalt, le cuivre, le fer, le manganèse et le zinc, sont requis en petites quantités pour certaines fonctions vitales chez les vaches et les porcs. Une petite partie de ces micronutriments présents dans l’alimentation sera absorbée par les animaux pour leurs besoins, alors que le reste se retrouvera dans leurs déjections. Les fumiers et les lisiers contiennent donc naturellement une quantité d’éléments traces qui serviront à la croissance des plantes lorsqu’ils sont épandus sur les champs. Cependant, si les concentrations d’éléments traces des fumiers et les lisiers sont élevées, ils peuvent graduellement causer des problèmes environnementaux pour les sols et l’eau et de phytotoxicité pour les cultures. Une utilisation raisonnée de ces nutriments dans l’alimentation et une bonne gestion des fumiers et lisiers peuvent réduire ces problèmes.

 

Pourquoi peut-on retrouver des concentrations élevées d’éléments traces dans les lisiers et les fumiers?

Tout d’abord, les concentrations d’éléments traces retrouvées dans les déjections animales sont fortement liées aux concentrations de la ration ingérée. Il faut préciser que la formulation de rations pour combler les besoins en éléments traces des animaux représente un défi pour le conseiller en nutrition, car il doit tenir compte de divers éléments :
•    Les animaux ont des besoins spécifiques en nutriments qui varient selon leur stade physiologique;
•    Les concentrations en éléments traces des ingrédients de la ration varient selon les conditions de culture et la concentration en éléments traces du sol;
•    L’absorption intestinale des éléments traces peut être réduite par plusieurs facteurs, comme leurs concentrations dans la ration, leur source ainsi que par des interactions dans le système digestif et par des facteurs antinutritionnels.


En production porcine, le zinc et le cuivre sont utilisés en concentrations supra-nutritionnelles (environ 20-30 fois les besoins de l’animal) comme solution alternative à l’utilisation des antibiotiques en prévention, surtout en post-sevrage. Par conséquent, des quantités additionnelles de zinc et de cuivre peuvent se retrouver dans le lisier des porcs en pouponnière. En production laitière, l’apport des fourrages en éléments traces n’est souvent pas connu et des valeurs de référence sont utilisées pour formuler les rations. Est-ce que les valeurs de référence utilisées sont réalistes pour toutes les fermes?


La présence d’éléments traces dans le sol et dans l’eau présente-t-elle des risques?
Si du fumier ou du lisier ayant une concentration élevée en éléments traces est épandu sur les sols, ces éléments peuvent s’y accumuler, être absorbés par les plantes et être lessivés dans les cours d’eau. Il a été évalué que la concentration maximale tolérable de cuivre et de zinc dans les sols menant à une phytotoxicité serait atteinte dans 10-50 ans en France et en Chine, à la suite de l’épandage de lisier de porc. Qu’en est-il pour le Québec?


Comment réduire la quantité d’éléments traces dans les sols et dans l’eau?
Une première approche est de réduire la présence d’éléments traces à la source, c’est-à-dire dans l’alimentation des vaches et des porcs. Une discussion avec un consultant en nutrition est recommandée. Elle permettra d’établir dans quelle mesure il est possible de réduire l’apport d’éléments traces dans l’alimentation sans affecter la santé des animaux. Est-il possible, par exemple, de mieux tenir compte de la quantité des éléments traces présents dans les fourrages des vaches ou dans l’eau des animaux?


Une deuxième manière est d’améliorer l’absorption intestinale des éléments traces par les animaux, de manière à diminuer la proportion de ces éléments qui se retrouve dans les déjections. Là encore, une discussion avec un consultant en nutrition est recommandée. L’absorption intestinale peut varier avec la concentration relative des éléments traces dans les moulées, avec la forme de ces éléments (les formes organiques sont plus assimilables que les formes inorganiques) et avec les additifs qui peuvent faciliter l’absorption.
 

Une troisième façon est d’ajuster la stratégie d’épandage du fumier et du lisier de manière à limiter la quantité d’éléments traces ajoutée au sol. Pour cela, la concentration des éléments traces dans les fumiers et dans les lisiers peut être évaluée régulièrement. La stratégie d’épandage dépendra de cette concentration, mais aussi des caractéristiques du sol et de la surface disponible.
 

Les recherches d’AAC sur les éléments traces
Afin de préciser les recommandations en matière d’alimentation animale et de gestion des fumiers et des lisiers, il est important de déterminer l’état actuel de la situation. L’équipe de recherche de Dre Duplessis, du Centre de recherche et développement de Sherbrooke (AAC), a récemment démontré que, sur 100 fermes laitières québécoises, 75 % d’entre elles offraient des rations avec de plus hautes concentrations en éléments traces que les recommandations du NASEM 2021. Une collaboration entre Dre Duplessis et Dre Royer du Centre de recherche et développement de Québec et d’Environnement et changement climatique Canada, vise par ailleurs, à évaluer l’impact d’épandre un fumier de bovin avec de hautes concentrations en éléments traces sur les sols, les plantes et les cours d’eau. Pour sa part, l’équipe du Dr Bueno Dalto du Centre de recherche et développement de Sherbrooke (AAC) étudie les différents facteurs affectant l’absorption et l’utilisation des éléments traces et des vitamines chez le porc. Leur étude, menée en 2019, confirme que les concentrations d’éléments traces utilisées par l’industrie porcine dépassent largement les besoins des porcs, surtout en post-sevrage où les niveaux de zinc et de cuivre sont ajoutés à haute dose pour remplacer l’utilisation des antibiotiques en prévention.

 

Dans le cadre du projet du laboratoire vivant, les chercheurs dressent un portrait sur le statut en éléments traces, en phosphore et en azote des fermes laitières et porcines dans le bassin du lac Saint-Pierre. Ils étudient les concentrations en éléments traces des rations données aux animaux, ainsi que des fumiers et des sols où le fumier est épandu.


Auteurs :
Mélissa Dupuis, Ph. D., agronome, chercheure en Production laitière intelligente, AAC
Nathalie Roullé, Ph. D., coordonnatrice - spécialiste en agroenvironnement et phytoprotection, UPA Danyel Bueno-Dalto, Ph. D., chercheur en Nutrition des micronutriments chez les porcs, AAC
Mario Gauthier, agronome, NutriPartenaire
Isabelle Royer, Ph. D., chercheure en Sciences du sol et de l'eau, AAC Guylaine Talbot, Ph. D., chercheure en Écologie microbienne, AAC

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Inventaire au Parc des Chutes de Sainte-Ursule

Inventaire

Sur notre territoire, le Parc des Chutes de Sainte-Ursule est identifié comme un site de grande valeur, notamment pour la richesse de sa biodiversité, mais aussi pour son histoire et son attrait touristique. Ce parc possède un environnement unique en raison de sa topographie et de la présence de plusieurs chutes d’eau qui créent des niches écologiques particulières. Les visiteurs qui parcourent le parc peuvent découvrir des milieux humides, des forêts de conifères variés où l’on retrouve plusieurs espèces de champignons, une forêt mixte et différentes espèces d’oiseaux qui régalent les oreilles et les yeux. De plus, plusieurs espèces à statut précaire ont par ailleurs déjà été observées au parc.

Dans le but de développer des activités éducatives et scientifiques, mais aussi de préserver les espèces les plus vulnérables du site, la municipalité de Sainte-Ursule a mandaté AGIR Maskinongé pour réaliser un inventaire des espèces floristiques, des amphibiens et des reptiles. D’ailleurs, il est possible d’apercevoir, près des sentiers du parc, des morceaux de bardeaux sur le sol. Faites attention à ne pas les déplacer ou les bouger, car les animaux ne s’y cacheront pas. 

Le saviez-vous ?

Les couleuvres sont des animaux à sang froid, autrement dit, ils ne peuvent générer de la chaleur à l’aide de leur corps comme le ferait un simple chien en courant. Afin de résister au froid du printemps, les couleuvres vont se réfugier sous les roches exposées au soleil. Durant la journée et une fois le soleil coucher, les roches relâchent la chaleur emmagasiner. Ainsi, les couleuvres profitent de cette source de chaleur naturelle pour se tempérer. Dans le cadre de notre inventaire, nous utilisons le bardeau afin d’attirer les couleuvres pour qu’elles se réchauffent.

Toutes les informations recueillies lors de l’inventaire serviront à sensibiliser et informer les visiteurs sur les différentes espèces présentes au parc afin de bonifier leur expérience. De plus, si l’on souhaite protéger ou assurer la qualité environnementale du Parc des Chutes de Sainte-Ursule à long terme, il est impératif de savoir ce qu’on y trouve. Les résidents de la municipalité de Sainte-Ursule ne seront que plus fiers et reconnaissants de la richesse et de la biodiversité du parc à deux pas de chez eux. Dans cette optique, une aide financière de la politique de soutien aux projets structurants pour l’amélioration des milieux de vie (PSPS) a été octroyée à la municipalité afin de réaliser l’inventaire du parc.


C’est à partir du mois de mai 2022 que l’inventaire d’amphibiens et de tortues ainsi que des espèces floristiques printanières a débuté. Dans les mois qui suivent, vous nous verrez marcher hors des pistes, car nous identifierons les espèces floristiques fleurissant en fin d’été. Durant tout le processus de collecte de données, un inventaire numérique sera réalisé ainsi qu’un herbier que les visiteurs pourront consulter.


Ce n’est que le début et nous apercevons de magnifiques spécimens…